13/01/2008

4EME JOUR : ARRIVEE A BA BÊ

27 mars 2007 : arrivée au lac Ba Bé

La nuit fut courte et agitée. Tandis que nous dormions d'un profond sommeil, voilà t'il pas que vers 5 H du mat, des cris perçants nous réveillèrent brusquement... n'était-ce qu'un rêve ? ... Eh bien non, nos 2 paires d'oreilles avaient bien entendu le même bruit... c'était un cochon qui se faisait égorger dans l'arrière cour de l'hôtel. Nous nous sommes regardés hébétés tout en se disant que décidément nous étions frappés d'une malédiction. Lol ! Nous nous sommes rendormis tant bien que mal mais nous fûmes de nouveau réveillés quelques heures plus tard par des "toc toc" incessants. C'était notre chauffeur qui faisait déjà les 100 pas devant notre porte, frais comme un gardon, et déjà prêt à repartir, alors que nous étions tous deux dans un état comateux. Lol ! Après un bref ptit déjeuner, nous voilà de nouveau en route avec notre chauffeur plus souriant que la veille.

Nous nous rapprochions enfin de notre destination qui n'était plus qu'à 1 h de route; faut dire qu'en plein jour, le repérage des signalisations était beaucoup plus facile.

Tout au long de ces derniers kms, nous admirions la luxuriante végétation qui défilait devant nos yeux. C'était magnifique.

Nous voilà donc arrivés à destination à l'hôtel du Parc National de Ba Bé, un hotel récent en face d'un grand batiment qui abrite l'administration du Parc. Il y règne une atmosphère de bien être tant la nature sent si bon. L'entrée au Parc côute 10000 dongs.

Le réceptionniste nous accueille chaleureusement et nous installe dans une immense salle ressemblant à une cantine. Nous prenons un rafraîchissement et un guide se joint à notre table pour connaître nos intentions de visites et nous proposer les services de l'hôtel et la carte des excursions. Après quelques négociations de tarifs, nous optons pour la pension complète durant 3 jours et les services du guide pour deux belles excursions.

Après s'être rafraîchi, notre chauffeur vint nous saluer avant de reprendre sa traversée en sens inverse. Malgré son sens dénué d'autodérision, il nous exprima son plus large sourire et sa satisfaction d'avoir pu nous conduire jusque là, malgré les péripéties de la nuit. Il nous tendit sa carte de visite en nous demandant de bien vouloir le recommander auprès des touristes européens. Nous nous quittons dans un bel éclat de rire en le rassurant que nous étions heureux d'être arrivés dans ce paradis. A présent, il connaissait la route sur le bout des doigts et nous lui souhaitons un bon retour chez lui.

Notre guide est un jeune homme charmant et serviable. Il se prénomme Thue (qui se prononce tiou). Il nous conduit jusqu'à notre chambre et nous laisse l'après midi libre pour découvrir le parc.

Nous visitons les allées de l'enceinte du parc, et sommes enthousiasmés de ce si bel endroit plein de quiétude. N'ayant pas beaucoup mangé depuis la veille, nos estomacs gargouillent et l'heure du déjeuner fut la bienvenue. Installés de nouveau dans le grand réfectoire, un repas copieux nous fut servi et nous nous régalons. Etonnament, pour la 1ère fois depuis notre arrivée au Vietnam, je retrouvai le meme goût des petits plats cuisinés par maman ou mes tantes. C'était savoureux. Humm.

Après ce bon repas, nous décidons de faire une grande balade à pied en longeant le lac. Malgré le soleil, une légère brume flotte au dessus du lac. Les kms s'allongent mais l'environnement est si paisible et sauvage à la fois qu'on ne se lasse pas de marcher et de contempler cet havre de paix où le temps semble s'être arrêté. Nous découvrons d'étranges petites bébêtes, des buffles en pleine sieste (lol), puis des scènes quotidiennes d'un petit village, où tous semblent avoir adopter la zen attitude. Après le village, au terminus de la route, nous arrivons à un embarcadère où de petits bateaux servent de navette pour rejoindre l'autre rive d'où nous sommes venus. D'ailleurs, ce sont principalement les villageois du parc qui embarquent. Mais nous sommes en fin d'après midi, et la plupart sont déjà rentrés. Nous embarquons donc tous les 2 ; l'eau est si claire et il fait si bon que Lolo demande à faire une petite halte pour piquer une tête. Le "boat driver" accepte et regarde Lolo d'un air médusé.

De retour à l'hôtel après cette superbe balade, nous étions impatients de continuer la visite de ce site qui promettait de nous réserver encore de belles surprises. Après un excellent dîner, nous avons eu la chance de pouvoir assister dans une petite gargotte, à une représentation de chants thaï délicieusement interprêtés par de jolies femmes qui jouaient et chantaient acapela, en se levant à tour de rôle. Leurs chants évoquent des scènes quotidiennes de la vie. Nous avons été invités à leur table et avons partagé avec elles et les autres convives, le saké. Ca chauffait bien la gorge, lol ! Après cette journée bien remplie, il fut temps d'aller se coucher pour profiter de celle de demain qui sera cette fois, en compagnie de notre guide.

.......... à suivre .......

IMG_4090

carte du Parc Ba Bé

IMG_3785

Entrée du parc

IMG_3736
un arbre colossal

 

IMG_3739

Le lac sous la brume

IMG_3742




IMG_3750

IMG_3751
Une drole de petite araignée coton
IMG_3753

 

 

IMG_3754

le pont avant le village

IMG_3755

IMG_3756
 
IMG_3757
Sieste et bain des buffalos
IMG_3759

IMG_3763
Pigs baby
IMG_3764
Construction d'une bâtisse par les villageois
IMG_3765
scène de vie dans les rizières
IMG_3767

IMG_3768
Pêche au filet
IMG_3770

IMG_3769
escadron de cochon vivant (lol !)

IMG_3774
J'y vais ou j'y vais pas
IMG_3777
le boat driver

IMG_3783
amaryllis dans le jardin de l'hôtel
IMG_3795
Libérez Lyly ! Mort de rire
IMG_3796
Chanteuses thaï
IMG_3799
Mortes de rire
IMG_3800

IMG_3801
A la vôtre ! hic !
IMG_3804
notre compagnon jecko

16/09/2007

3EME JOUR : EN DIRECTION DE BA BE



Lundi 26 mars 2007
 : Direction Lao-Caï – Ba Bé
Aujourd’hui est et a été un jour mémorable. C’est l’anniversaire de Lolo, et nous allons vivre une périlleuse journée !! lol ! Nous pourrions l’intituler « nous étions sur la route toute cette sainte journée » ou « l’homme qui valait 3 millions de dongs »

En effet, nous reprenons la route pour nous rendre au Lac Ba Bê.

Ba Bê, Parc National, (superficie de 23.340 ha) est l’un des plus beaux sites naturels du nord-est  Vietnam. Une oasis de paix et de fraîcheur. Des monts calcaires, couverts de forêts luxuriantes, servent d’écrin naturel au lac Ba Bê (trois baies) large de 1km et long de 9 kms, situé à 145 m au dessus du niveau de la mer. On se croirait dans un Jura tropical. Plongés dans la brume ou découpés sur ciel bleu, ces sommets évoquent des montagnes ou plutôt des montagnettes. La végétation envahit tout, les arbres prenant racine jusqu’au bord de l’eau. Des lianes effilées et des racines noueuses dévorent en les enlaçant les ultimes rochers immergés. Deux îlots s’élèvent au milieu du lac, rétréci dans sa partie centrale. L’un deux rappelle la forme d’un cheval harnaché traversant un gué, d’où son nom An Mâ (îlot du cheval). Un endroit touristiquement sauvage et vierge. Hormis le minuscule et presque invisible village de Pac Ngoi et  les huttes discrètes de Ba Bê (rive sud) presque personne n’y vit. Aucune construction récente ne défigure cet écosystème  inchangé depuis des siècles.C’est vers ce petit coin de paradis que je vous emmène. Mais à quel prix …. ? Deux solutions s’offrent à nous :  1) rejoindre la ville de Lao Caï et reprendre le train pour Hanoi, puis Ba Bê. Le train ne repart que vers 17 H et arrivera à Hanoi à 3 H du mat ; il nous faudra trouver un hôtel et repartir qu’au lendemain : pas de temps à perdre, bien trop long !2) rejoindre la ville de Lao Caï (passage obligé) et trouver un taxi qui nous emmène directement à Ba Bê en passant par des routes transversales. Si, si, c’est possible, nous avons étudié la carte. Ca nous parait même plus proche, plus simple, et surtout moins long … enfin, c’est ce que nous pensions … nous optons pour cette seconde solution.C’est parti ! Un bus nous attend à notre hôtel de Sapa pour aller jusqu’à Lao Cai. Seulement voila, nous ne sommes pas nombreux et ici, on rentabilise à max. Il faut négocier le tarif, soit nous partons rapidement et nous payons le prix fort, soit nous attendons que le bus se remplisse et nous aurons un rabais. Bon, il fait beau, et puis nous ne sommes pas si pressés. Nous décidons de patienter. Nous faisons des dizaines de détours dans Sapa afin de recueillir un max de monde. L’heure, les minutes passent, et à midi passé, nous sommes toujours au point de départ. Notre patience à tout d’même des limites et le bus peine à se remplir. L’estomac dans les talons, nous demandons à partir, en y ajoutant un supplément. En route  pour Lao Cai. 1 H après, nous sommes sur la place de la gare. Nous entrons dans un petit resto pour déjeuner et trouver un taxi. Ce ne fut pas une mince affaire. On nous répond tout d’abord qu’il est impossible d’y aller en taxi, que la seule et unique solution est de reprendre le train pour Hanoi. Nous insistons fermement en leur indiquant notre trajet sur la carte. Ils sont surpris de notre entêtement à vouloir y aller en voiture. Aucun touriste ne leur avait encore demandé cela. Trop cher nous disent-ils. Et aucun taxi ne voudra nous emmener si loin (400 kms). On insiste encore et encore, tant et si bien qu’ils finissent par téléphoner à quelqu’un.  Alleluia ! l’homme en question au bout du fil accepte de nous y emmener mais le prix lui vaut bien le détour … tenez vous bien ! ….. 2 800 000 dong soit environ 150 €. Exorbitant pour l’économie d’ici, mais nous acceptons. Nous n’avions d’ailleurs pas d’autre alternative. L’hôtesse du restaurant nous assure qu’il connaît le chemin et qu’il parle un peu l’anglais. Celui-ci se prépare et vient nous chercher. Nous n’avons pas la somme d’argent sur nous, il nous faut aller à une banque. L’homme méfiant ne veut en emmener qu’un seul de nous 2. C’est donc moi qui l’accompagne, tandis que Lolo reste au resto. Je lui explique qu’il faut trouver une banque qui accepte la visa. Heureusement, nous trouvons une banque internationale où je peux faire le change. De retour au resto, nous chargeons les bagages dans le coffre et réglons la note. Nous voilà partis. Il est déjà 14 H passé. Notre taxi se prénomme Hanh, un homme plutôt « classe » par ici ainsi que sa voiture. Quelques mots échangés en vietnamien pour se présenter et très vite, nous constatons qu’il ne parle pas un mot d’anglais. A la sortie de la ville, il s’arrête chez un de ses amis censé nous accompagner pour le relayer sur la route. Cependant, ce dernier fait la sieste et n’est pas disposé à partir si précipitamment. Nous partons donc sans lui.  Le début du trajet se déroule plutôt bien malgré que notre homme n’est pas bien bavard. Nos dialogues en vietnamien s’avèrent difficiles. Nous traversons bientôt de magnifiques villages et peu à peu, de nouveaux et splendides paysages se déroulent sous nos yeux. Nous faisons quelques courtes haltes en cours de route pour se délasser et prendre quelques photos. Les kms défilent et la nuit commence à tomber. Sans compter que notre taxi a la pédale lente. Lol ! Le trajet nous semble à présent long et surtout  très monotone car notre homme est un « mur de silence ». Il est 20 H passé, et toujours sur la route. Il s’arrête tout d’même à une station service pour nous ramener quelques victuailles. A notre plus grand regret, nous devons nous contenter d’un simple morceau de pain (environ 1 demi baguette) sans rien dedans, quelques « chips » dégueu et de l’eau. Conscient de mon désarroi, Lolo me regarde d’un air de dire : « t’inquiètes pas ma chérie, on se fera un bon ptit repas en arrivant ». Ce ne fut qu’un rêve pardi … car on ne fut pas au bout de nos peines. Voilà que notre chauffeur commençait à s’égarer sur notre route, demandant son chemin à chaque carrefour, et les directions indiquées n’étant jamais les bonnes. Il tentait tant bien que mal de nous rassurer en nous disant qu’il ne nous restait plus beaucoup de kms, mais à vrai dire, ceux-ci se rallongeaient d’heure en heure.  Déjà bien 8 H que nous roulions et rien ne servait de se cacher la vérité, nous étions bel et bien perdus au milieu de nulle part. Le chauffeur nous agaçait sérieusement. Comme si cela n’était pas suffisant, voilà que tout à coup, il nous annonce qu’il est fatigué et qu’il veut s’endormir quelques minutes.  Il arrêta le moteur en plein milieu d’une route de campagne, baissa son siège, et s’assoupit instantanément.

Nous sortons de la voiture pour fumer une clope en attendant qu’il se repose. Il fait nuit, pas âme qui vive aux alentours, seul le coassement de grenouilles brisant le silence de la nuit. Quelques camions nous doublent en klaxonnant, ne dérangeant pas le moins du monde notre chauffeur dans un sommeil profond à en croire son ronflement. Nous sommes perplexes à l’idée d’arriver à bon port et mon Lolo ne décolère pas. Force est de constater que nous sommes bel et bien dans la galère ! Au bout de 20 mns, nous le réveillons pour repartir. Lolo lui propose de prendre le volant, ce qu’il accepte volontiers, mais à peine 1 km de parcouru, qu’il s’énerve après Lolo en vietnamien lui demandant de s’arrêter. Nous n’avons rien compris de ce qu’il disait. Il a repris le volant et nous avons continué de rouler jusqu’à la prochaine ville de Bàc Kan. Là, c’en était trop, il était minuit et demi et nous étions toujours perdu. On lui a demandé de stopper à un hôtel. Nous avions une faim de loup et étions crevés. Vu l’heure, le service était terminé ; le réceptionniste nous a vendu quelques gâteaux fourrés à la noix de coco et nous sommes montés dans notre chambre. Notre chauffeur s’est aussi logé à la même enseigne. Après une bonne douche, nous nous sommes endormis sans demander notre reste. Ce fut pour nous, la journée la plus périlleuse de tout notre voyage. Et il a fallu que ça tombe le jour des 40 ans de mon Lolo où on se faisait une joie de s’offrir un bon dîner en amoureux. Nous n’avions pas prévu un tel râté ! Joyeux anniversaire mon chéri (mdr). 

La suite … après une (bonne ??) nuit de sommeil …. 
IMG_3698
 
bouddhas rieurs
un sculpteur de racines sur Sapa
mhong
attention danger sur la route
circulation dangereuse
convoi exceptionnel
convoi exceptionnel (désolée pour le flou)
une vietnamienne courageuse
elle est bien courageuse
passage à niveau Lao Cai
passage à niveau à Lao Cai
pause avec le chauffeur
pause avec le chauffeur (grrr celui-là Mort de rire)
paysage1
paysages rencontrés sur notre route
paysage2
paysage3
sur la route
IMG_3727
Lolo et notre chauffeur
paysage de campagne
un village campagnard avec des maisons traditionnelles  : murs en torchis et toit en palmes séchées
un village
une paysanne vietnamienne
traversée en vélo
rizières
de belles rizières à l'horizontal
rizières2
rizières du paradis