08/06/2007

2ème jour à SAPA

Dimanche 25 mars 2007 : SAPA randonnée

Nous nous apprêtons pour l’excursion d’une journée à travers les montagnes et les rizières en passant par les villages de  Lao Chai et Ta Van, en compagnie d’une guide M'hong.

Au moment de partir, panique ! Je ne retrouve plus ma pochette en bandoulière qui contient ma carte bleue et les espèces. Nous fouillons toute la chambre en vain. La guide nous attend déjà dans le hall et nous sommes stressés à l’idée de l’avoir perdue pour de bon. Nous alertons l’hôtelière et repartons sur le parcours de la veille au soir. Persuadée d’avoir pu l’oublier au resto, nous nous y précipitons mais elle n’y est pas. Je me rappelle alors que nous étions entrés dans une boutique de sacs …… oufff !!! effectivement, elle s’y trouvait. Le vendeur l’avait retrouvé sur l’étalage. Quelle gourde je fais ! je contrôle ma pochette et rien n’a disparu. Nous remercions le vendeur avec un pourboire. Quelle frayeur !!!

Soulagés, nous pouvions enfin partir avec notre guide qui était toute aussi contente que moi de ce dénouement.

Notre guide appartient à la tribu des mhongs noirs. Elle parle l’anglais mais savez-vous comment elle l’a appris ? … non pas par l’enseignement car ici, elles n’ont pas le privilège de faire des études … mais simplement en écoutant et en échangeant avec les touristes. Chapeau bas !

Ce fut un véritable plaisir de partager cette journée en sa compagnie. Agréable, souriante, sympathique, pleine d’humour .. bref une adorable petite bonne femme à rencontrer.

Elle se prénomme Ban (qui se prononce Bane, mais je ne sais pas l'orthographier).

Notre parcours durera 6 H en empruntant les pistes de montagne. Nous découvrons de nouveau des paysages magnifiques et pittoresques : rizières, cours d'eau, ....

Peu à peu, nous rejoignons d'autres groupes de touristes. Nous sommes nombreux mais chacun de nous est en contemplation devant ces superbes paysages, et la marche se fait presque silencieuse.

Nous faisons connaissance avec notre guide et échangeons sur nos modes de vie. Nous improvisons même une lecon de traduction anglais - français - vietnamien - langage m'hong. De bons fous rires entre nous.

Nous faisons une halte dans une maison locale à l'aval d'un cours d'eau pour déjeuner et se reposer après ces quelques heures de marche. Tous nos groupes de rando sont réunis là pour un repas copieux, préparé et servi par nos guides.

Nous sommes les premiers à repartir sur le sentier en direction de Ta Van, un village typiquement montagnard, traditionnel, avec des gens accueillants. Trois ethnies minoritaires y vivent : Mông noir, Dao rouge et Giay.

Ayant pris une petite longueur d'avance sur les autres groupes, nous nous retrouvons seuls et privilégiés en compagnie de Bane et d'une de ses amies qui s'est jointe à nous en chemin et qui , par traduction, se prénomme .... devinez comment ? .... Lilie

Cette deuxième partie de randonnée s'avère un peu plus difficile qu'au matin. Les pistes grimpent à flan de montagne et deviennent de plus en plus étroites et escarpées. Il fait aussi très chaud. Je commence à peiner et à m'essouffler, mais nos accompagnatrices si joviales me donnent la main pour passer les endroits un peu tortueux.

Nous traversons des villages, des fermes, rencontrons les habitants, observons discrètement leur labeur. De çi, de là, en toute liberté, des buffles, canards, poulets, cochons, chiens...

Les hommes travaillent la terre à l'ancienne alors que les femmes pratiquent l'artisanat et proposent la vente aux touristes.

D'ailleurs, tout au long du chemin, il n'est pas rare que d'autres m'hongs accompagnent nos pas, et de fil en aiguille, tentent de nous vendre quelques bijoux, sacs, plaids, vêtements ....

Ceci dit, je tiens à préciser : il faut savoir que ces minorités ne profitent réellement que d'une faible part du marché touristique, et n'en demeurent pas moins parmi les populations les plus pauvres et les plus défavorisées.

D'autre part, il va sans dire que l'essor du tourisme dans ces régions montagneuses ne va pas sans une certaine dénaturation de leur mode de vie et de leur environnement. Tôt ou tard, ces infrastructures touristiques créées par l'Etat, tendront à faire disparaître l'authenticité des traditions de ces ethnies.

En chemin, à proximité de Ta Van, au terme de notre excursion, nous rencontrons une des filles de Lilie qui se joint à nous. Au cours de notre rando, j'avais refusé à plusieurs reprises les articles artisanaux qui nous avaient été proposés, car j'avais promis à Lilie de lui acheter une de ses confections en arrivant à son village. J'ai donc tenu ma promesse, et nous lui avons acheté une chemise pour Lolo et des housses de coussin. Une autre femme "dao" a fini par faire craquer Lolo de lui acheter un "papo" (chapeau). J'ai moi-même été touchée par leur générosité et leur gentillesse, car elles m'ont offert sur le chemin du retour, des boucles d'oreilles et des bracelets pour nos filles.

Après cette superbe journée, nous rentrons à Sapa mais cette fois en motobike. Oufff ! car je n'aurais jamais eu le courage de remonter les 10 kms jusqu'à Sapa.

infrastructures hotelières sur le chemin de lao chai

Guide Hmong noir1

ferme a Lao Chai

 

Buffle

 

Culture du riz en terrasse

 

Debut de promenade

 

Avec la hotte

Ferme dans la montagne

 

Ferme

Laie et marcassins

travail dans les rizières

 

 

femme m'hong et son bébé

 

 

entre ethnies et touristes

Jeune filles minorité Hmong

 

Lao Chai

lyly dans le paysage

la descente est raide

quel beau coq

ferme a Lao Chai

Lao Chai rizieres

Lao Chai le double pont

Nos guides

Le long du chemin

Iguane 2

Randonne dans les campagnes

Lezard

Vue de la vallee

Village Zay de Ta Van

Dzao

Remontee avec les enfants

De retour en ville, nous nous sommes attablés à la 1ère terrasse de café pour un repos bien mérité et un grand rafraîchissement. Nous avons aussi bien ri en regardant 3 jeunes qui faisaient une animation de rue. L'un chantait, l'autre jouait de la guitare, tandis que le troisième transportait le haut parleur et faisait la quête auprès des touristes. Ca valait la photo !

Après ça, nous retournons à l'hôtel nous préparer pour la soirée. Eh oui ! ce soir, je revête ma tenue m'hong pour sortir en ville. J'ai rdv à 19 H devant l'hôtel avec Bàn qui me rapporte un ruban traditionnel de leur ethnie pour me le nouer autour de mes guêtres. C'est encore un cadeau de sa part qui m'a beaucoup touché.

J'ai donc passé la soirée dans mon déguisement local qui aurait presque pu passer innaperçu, mais mes traits européens m'ont trahi, ha ha ha ! Malgré tout, je les ai agréablement surpris. Beaucoup me félicitaient d'avoir oser, et pour une fois, je ne me sentais pas du tout ridicule car j'étais dans le contexte.

Guitariste

Guitare ampli ambulant

Lyly en Mong

Cherchez l'intruse1

Lyly en minorite sur le lac de Sapa

Prochaine étape : direction Lao Caï et Ba Bé

A bientot

13:10 Écrit par yangly dans SAPA | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sapa, lao chai, ta van |  Facebook |

22/05/2007

un peu d'histoire ...

Avant de continuer notre aventure, j'en profite pour vous glisser un peu d'histoire sur les minorités de la région que nous traversons. Je précise néanmoins que ces textes sont le fruit d'une recherche sur le net et dont je ne suis pas l'auteur. Si l'un d'entre vous se reconnaît et ne souhaite pas que cela soit publié sur ce blog, faites le moi savoir. Je respecterai votre volonté.
 

La population de la province de Lào Cai est constituée par une véritable mosaïque ethnique. Sur une surface réduite, on peut y rencontrer une extraordinaire variété de peuples, certains uniques au Vietnam.

Les 7 groupes ethniques les plus nombreux dans la province de Lào Cai représentent plus de 90% du total de la population. On rencontre les groupes suivants : les Kinh (Vietnamiens proprement dit) 35%, les Hmong 22%, les Tay 14%, les Dao (Mien) 13%, les Thai 9%, les Nung 4,5% et les Giay 4,3%. Les autres ethnies : Phula, Hani, Latis, Tu Di, Pin Tao, Tu Lao, Pa Di, Sapho, Lolo, Xa Mang ne sont parfois représentées que par quelques villages et quelques centaines d’individus.

 

Les Hmong

Les Hmong, appelés depuis plusieurs siècles "Miao" en Chine, étaient autrefois connus sous le terme "Méo" en Asie du Sud-Est. Environ trois millions, ils sont dispersés sur un vaste territoire depuis le sud-ouest de la Chine (2 millions) jusqu’au nord du Vietnam (600 000), le Laos (environ 250 000), la Thaïlande (150 000) et le Myanmar (ex-Birmanie) (environ 30 000).

Les principaux sous-groupes présents au Vietnam sont les Hmong Blanc, les Hmong Leng, les Hmong Pua, les Hmong Shi ou Sheu et les Hmong Noir. A SaPa, les Hmong Leng sont les plus nombreux, certaines femmes Hmong Sheu et Hmong Pé – avec les jupes colorées et les corsages croisés - viennent du district de Muong Khuong.

A l’origine, les populations Hmong de Chine occupaient de larges plaines au sud du fleuve Yang Tse Kiang. Dès le XVIème siècle, ils ont commencé à migrer vers le sud-est sous la pression démographique, territoriale et politique des Chinois. Au cours de la première moitié du XIXème siècle, les Hmong quittèrent le territoire chinois pour s’installer dans les pays voisins. A cette époque, la grande révolte des Taiping (1850-1872) troubla toute la Chine méridionale (provinces du Guizhou, du Yunnan et du Sichuan) avec pour conséquence de longues famines qui poussèrent de nombreux groupes ethniques à migrer vers le sud. Les Hmong pénétrèrent alors la péninsule indochinoise par le nord du Vietnam où leur présence est attestée près de Lai Chau en 1848. Ces migrations, par vagues successives, furent certainement facilitées par la tradition d’agriculture itinérante des Hmong et par les contacts étroits qu’ils entretenaient avec les caravaniers chinois qui sillonnaient les montagnes d’Asie méridionale depuis plusieurs siècles.

L'économie agraire traditionnelle est aujourd’hui encore basée sur l'élevage familial (porcs, volailles, buffles, chevaux), les cultures vivrières (riz, maïs, manioc) et les cultures commerciales (cardamome et légumes).

L'organisation sociale traditionnelle des Hmong repose sur le clan. Chaque clan est composé de lignages dont l'ensemble des membres se reconnaissent un ancêtre fondateur mâle en commun. La maisonnée hmong, pouvant regrouper sous le même toit jusqu’à quatre générations, est l'unité économique, politique et rituelle la plus importante. Les villages, installés sur les versants montagneux, accueillent plusieurs clans.

Vous les reconnaîtrez à leur costume. Les Hmong Leng de Sa Paqui ne s’appellent pas eux-mêmes Hmong Noir - portent encore des vêtements en chanvre teints à l’indigo naturel (bleu noir). Les femmes couvrent leurs chignons avec un turban rigide bleu-indigo. Actuellement, elles ne portent presque plus la jupe plissée en batik et broderie, mais un pantalon court de couleur indigo. Seuls le col, les manches et la ceinture sont brodés de motifs géométriques avec des fils de soie.

Cette minorité se divise en plusieurs sous-groupes : les Hmong noir, blanc, rouge, vert et Fleur

hmong black black hmong

hmong fleur hmong rouge

Les Dao

Les Dao-Mien sont installés au Vietnam depuis deux à trois siècles selon les régions. L’une des particularités culturelles des Dao est qu’ils possèdent une écriture traditionnelle en caractère chinois. Grâce à leurs textes conservés, nous pouvons retrouver leurs origines dans les provinces du Sud chinois. Les textes sont également le support de leur religion taoïste. Comme les Hmong, autour de Sa Pa, les Dao construisent des rizières en terrasse irriguées par de savants canaux. Ils sont aussi réputés pour l’élevage des cochons et des chevaux.

Les différents groupes Dao de la province de Lao Cai portent généralement des coiffes ou éléments de costume de couleur rouge. Les Dao (Ké Mien) des villages de Taphin et Tavan (district de Sa Pa) ont des coiffes aplaties totalement rouges avec pièces d’argent. Les coiffes des Dao (Ké Mien) du district de Muong Hum (au nord de Sa Pa) sont de forme conique en tissu à fleurs rouges. Les Dao de Bac Ha (Ké Moun) agrémentent leur turban de fils de soie et laine rouge et rose. Les Dao (Iu Mien) du district de Van Banau sud de Sa Pacomposent leur coiffe de pompons rouges et jaunes, elle descend bas dans le dos.

Les femmes dao arborent des costumes sophistiqués, associant un tissage recherché, des perles et des pièces d’argent (la richesse d’une femme se calcule, dit-on, au poids des pièces qu’elle porte). Leurs longs cheveux sont noués dans un grand turban rouge ou brodé.

L'homme porte traditionnellement les cheveux longs noués en chignon sur la nuque mais depuis quelques années, il porte les cheveux courts. Il est vêtu d'un pantalon, d'une veste et d'une chemisette. Le costume de la femme est orné de décorations traditionnelles. La femme Dao porte ses cheveux très longs

Les rizières en escalier sont installées par les populations Hmong et Dao sur des versants qui bénéficient d’une source d’eau suffisante pour maintenir l’irrigation du riz durant toute la saison de végétation. Leur construction et leur entretient nécessitent un travail énorme et, en l’absence de tout instrument, une technique ancestrale élaborée que les paysans pratiquaient déjà en Chine avant leur émigration dans la seconde partie du XIXème siècle.. La surface de terrasses à construire doit être calculée en fonction du débit d’eau disponible. Toutes les terrasses doivent être parfaitement horizontales, condition indispensable pour que toutes puissent bénéficier d’une hauteur d’eau constante avant déversement dans la terrasse inférieure.

viet_femme_daodao blanc

dao rouge

19:04 Écrit par yangly dans SAPA | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ethnies, lao cai, sapa, hmong, dao |  Facebook |

19/05/2007

1ER JOUR A SAPA

Samedi 24 mars 2007 : Lao Caï / SAPA

SAPA est à 350 kms d'Hanoï, niché sur le flanc du mont Fan Si Pan à 1 650 m d'altitude.

Sapa est surnommé "le village dans la brume" mais aussi "les alpes tonkinoises".

carte sapa et ses environs

 

A l’aube, de petites vietnamiennes vont et viennent avec leur panier pour nous réveiller et nous servir thé ou café, tout chaud dans leur thermos.

A 8 H, nous débarquons en gare de Lao Caï (à la frontière chinoise). A peine sur le quai, des chauffeurs d’hôtel et de tour opérator nous proposent déjà leurs services pour nous amener jusqu’à Sapa. Nous négocions le tarif tout en marchant vers la sortie. En un rien de temps, nous nous engouffrons dans un bus déjà bondé. Nous retrouvons de nouveau nos compères australiens qui eux avaient déjà réservé leur billet sur Hanoï. Le bus quitte la gare mais au détour de chaque rue, entasse un peu plus les passagers et leurs bagages. Quelle rigolade ! Le trajet dure 1 H et nous empruntons des routes de montagne de plus en plus sinueuses. Notre bus chargé à bloc peine à monter les cotes. Il fait un temps superbe et les paysages verts qui défilent devant nos yeux nous ravissent.

oulala dur dur le réveil

Oulala ! dur dur le réveil

Pas le temps de dire ouf

quai de Lao Cai

sur le quai de Lao Caï

paysage sous la brume

Paysage dans la brume pris sur le trajet

sapa2

la ville de Sapa

 

Nous arrivons à Sapa, et au fur et à mesure, touristes et passagers locaux descendent.

Les rabatteurs des hôtels guettent les bus dès l’entrée de la ville pour tendre leur carte aux touristes. Nous n’avons que l’embarras du choix et une fois de plus nous négocions les tarifs. En quelques minutes, le tour est joué. Nous descendons nos bagages à l’hôtel « Pinochio ». La réceptionniste parle anglais et nous propose une chambre au dernier étage sur terrasse. Le cadre est sympathique.

Lolo est néanmoins crevé. Lui n’a pas bien dormi dans le train et depuis Hanoï, il se traîne une sinusite qui ne passe pas. On profite donc de cet havre de paix pour nous reposer un peu et prendre une bonne douche.

En fin de matinée, nous retournons à la réception et prenons quelques renseignements sur les visites proposées. L’hôtesse nous avait remis des fiches d’excursions et l’une d’entre elles avait attiré notre attention. Elle nous laissa y réfléchir.

Equipés d’un petit sac à dos, et de notre précieux guide du routard, nous partons pour le reste de la journée à la découverte de cette nouvelle ville.

C’est jour de marché, et les ethnies locales, principalement des Hmong, sont présentes dans toutes les rues, avec leurs étalages de tissus colorés. Elles confectionnent des vêtements, sacs, plaids, chapeaux, bracelets, taies, …. brodés sur des tissus de chanvre (similaire à de la toile de jute). Ce sont en grande majorité des femmes, toutes vêtues de leur habit traditionnel, qui occupent les stands du marché. Beaucoup d’entre elles ne se contentent pas d’exposer mais déambulent dans les rues principales avec leurs marchandises dans les bras ou dans une hotte en osier sur le dos, pour accoster les touristes et vendre leur artisanat. Les petites filles se prêtent aussi au jeu de marchandage.

Je vous rassure, ce n’est pas de la vente forcée. A aucun moment, elles ne sont agressives, même si vous refusez. Elles sont plutôt très joviales et vous tiennent souvent compagnie sur quelques mètres de balade pour tout simplement discuter. Leur question favorite est « where are you from ? ». Lol !

Hmong eglise Sapa

avec un monsieur "hmong" sur la place de l'église de Sapa

femme Hmong noire

Marchandes Hmong

des femmes "black hmong" et leurs marchandises

 

Dans une petite ruelle, un barbier aborde Lolo pour lui proposer ses services. Pas étonnant que mon Lolo attire l’attention avec sa tête de bon routard, aux cheveux longs et à la barbe défraîchie. Mdr !

Voilà une toilette qui tombe à pic, vu que nous n’avons pas de rasoir dans notre trousseau. Lolo se prête donc aux mains du barbier minutieux.  Mais comme toute bonne compagnie ne se fausse pas si vite, notre homme, ravi, décida de scruter d’un peu plus près les oreilles de Lolo. C’est alors, qu’il sortit d’un étui, une longue et fine tige métallique à la pointe courbée qu’il introduisit dans les nonors de Lolo pour lui extraire, devinez quoi ? ... de la cire bien jaune. Mouarf ! stupéfiant ! pour finir, il cassa un bout de lame et avec dextérité lui rasa le duvet à l’intérieur des oreilles. Lolo n’osait pas broncher mais ça le chatouillait. Il n’en menait pas large, et le barbier semblait bien amusé.

Il voulut aussi lui couper les cheveux bien entendu. Lolo refusa tout net cette fois. Pensez-vous, il a dut avoir la frousse de se retrouver avec la tête d’un moine bouddhiste. Hi hi !

Barbier de Sapa

Coiffeur de rue

 

Nous avons continué notre balade au milieu des étals et fîmes une pause déjeuner sur la place du marché.  Des viandes, poissons et légumes sont exposés et vous n’avez plus qu’à choisir vos mets que la cuisinière prépare devant vous sur un petit réchaud. Nous avons choisi des brochettes de porc et de bœuf grillées accompagnées de patates douces. Un petit barbecue en somme.

Brochette et patate douce sur la place de Sapa

barbecue sapaïen

restos sur la place du marché de Sapa

place du marché resto à Sapa

 

Nous partons ensuite pour une randonnée pédestre à proximité, afin de visiter le village de Catcat où vivent des Hmong, et la chute d'eau se situant dans une petite vallée.

Cette visite peut se faire sans guide, il suffit de payer une taxe à l’entrée du village, de 5 000 dongs, soit 0,25 € par personne.

Nous entamons une descente de quelques kms en lacet sur une piste bien entretenue à travers une zone maraîchère, et quelques villages habités par la minorité "Mhong". Ces habitants vivent essentiellement de la culture de riz. Nous sommes émerveillés d'admirer toutes ces rizières en terrasses qui nous entourent et nous observons les scènes de vie des habitants "hmongs" de ce paisible village montagneux. Nous y croisons aussi quelques minorités Dao rouge. C'est une balade tout d'même très touristique mais qui vaut le détour.

Lorsque nous atteignons la chute d'eau en contrebas du village, nous décidons de nous éloigner du troupeau de touristes trop bavards afin de profiter de cet environnement de verdure si détendu. Nous nous faufilons donc discrètement par un sentier derrière les pas d'une femme "mhong". Ouf ! plus d'autre touriste à l'horizon. De petits sentiers en petits ponts, nous nous enfonçons peu à peu dans une forêt luxuriante et nous atteignons un cours d'eau se faufilant entre des rochers. C'était l'endroit idéal pour faire une pause et se détendre loin du tumulte de la ville. Puis on continua un peu la balade sur ce sentier qui n'en finissait pas. Nous y verrons meme des chèvres  Comme il se faisait tard, nous devions retourner sur nos pas.

Nous sommes les derniers touristes à quitter le village et il nous faut remonter jusqu’à Sapa par une route qui monte raide. Il suffirait de payer un gars pour nous remonter en scooter, mais nous refusons. Evidemment, les mètres s’allongent et je commence à grimacer de fatigue. Lolo m’encourage en disant que c’est bon pour ma ligne. Grrr !!!

 

descente à Cat Cat

sur la descente de Cat Cat

Sur le chemin de Cat Cat

mère black hmong et son enfant sur le chemin de Cat Cat

En allant vers Cat Cat

Ferme de CAT CAT

paysage et ferme de Cat Cat

Culture Hmong dans la montagne

Scène de culture à flanc de colline

cat cat

Cat cat rizières en terrasses

rizières en terrasses

hmongs dans les rizières

 

Cat Cat

 

Dao rouge qui tissent

Des femmes "dao rouge" qui tissent au bord du chemin

dao rouge

 

Champ Arum Cat CAt

champ d'arums

 

Corvee de linge Cat Cat

scène de vie à Cat Cat : la lessive du jour

 

Jeunes filles Hmongs blacks

jeunes filles "black hmong"

Sieste a Cat Cat

la sieste sapaïenne

Cochon de Cat Cat

le veilleur

 

Les trois petits cochons

les 3 petits cochons

 

Travail du Bambou

la taille de bambous pour l'irrigation

 

Diametre des bambous

des bambous géants

adorable poilu de Cat Cat

un adorable petit poilu de Cat Cat

Peluches de Cat Cat

mes 2 bébés

 

cascade de Cat Cat

 

cascade de Cat Cat

cascade de Cat Cat

Ballade le long de la vallee de Cat Cat

Petites filles Hmong a la cascade

petites filles hmong

 

Ventes bracelets pour touristes

 

sur notre sentier

sur notre sentier

Sauterelle de Cat Cat

sauterelle de Cat Cat

 

Fleurs Sapa

Fleurs a Sapa

quelques jolies fleurs au cours de notre balade

Lolo fait le zouave

Lolo qui fait le zouave

 

pause à Cat Cat

notre petit coin de paradis loin des touristes

Lolo fait trempette

les pieds dans leau

 

Biquettes a Sapa

Eh oui ! on rencontre même des petites biquettes

 

Pont Cat Cat

ma frayeur : les ponts suspendus. Brrr ! j'ai le vertige lorsque ça se balance

 

Sapa vu de Cat Cat

Sapa vu de Cat Cat : la remontée sera épuisante

 

De retour à Sapa, après cette marche bien sympathique mais tout d’même épuisante, nous faisons une petite pause avant d’aller dîner et flâner encore au marché de nuit, ainsi que dans les petites boutiques artisanales de la rue principale.

J’avais repéré en face de l’hôtel, un magasin de vêtements traditionnels, et particulièrement une tenue exposée qui me plaisait beaucoup.

Je suis donc rentrée timidement pour y faire un essayage. Seulement voilà, ma morphologie européenne ne fut pas adéquate à celle d’ici. Lol !

Dommage, mais pas pour autant résignée, car d’autres tenues dans la boutique méritaient elles aussi d’être passées. C’est ainsi que je finis par trouver une tenue seyante, et pas n’importe laquelle, celle de la tribu des black mhong. J’étais toute contente comme une petite fille venant d’acquérir sa première robe. Tout l’ensemble ne m’aura coûté qu’environ 20 €. Et je pourrais même le porter en France à l’occasion de la fête déguisée pour les 40 piges de mon Lolo. Chouette non ?

C’est décidé, je porterai même ma tenue demain soir dans les rues de Sapa.

Après dîner, nous faisons un dernier petit tour sur le marché de nuit dit "marché de l'amour" au cours duquel garçons et filles saisissent l'occasion pour s'y rencontrer et papillonner dans la pénombre de la nuit. Sur la place de l'église, nous assistons à une démonstration de danse locale.

Fete traditionnelle devant eglise Sapa

Musique hmong

Instruments traditionnels à Sapa

Violon hmong

 

Sapa by night

Sapa by night photographié de la terrasse de notre hôtel

 

A suivre ....

prochaine étape : Randonnée à travers d'autres villages d'ethnies.