17/09/2007

5EME JOUR AU PARC NATIONAL DE BA BÊ

28 mars 2007 : Parc National de Ba Bê
 
Descente de la rivière Nàng jusqu'au lac : le bateau part de l'embarcadère situé très loin en amont du lac, à environ 4 kms du village de Cho Râ. Nous sommes descendu jusqu'au lac par la rivière Nàng. En route, on passe sous la grotte Puong, une arche rocheuse naturelle longue de 300 m et large de 40 m. Nous y entendions les cris des chauves souris.
 
 Nous sommes allés au village de Pac Ngoi, situé sur la rive sud du lac. Le bateau s'arrête sur une berge proche du village, nous avons marché à travers les champs de maïs et de rizières. Enfoui dans la végétation luxuriante, au pied d'une falaise calcaire, ce gros hameau abrite une soixantaine de familles d'ethnie thaï (soit 500 habitants). Ils vivent pauvrement d'agriculture et d'élevage (buffles, cochons, canards). Les maisons en bambous reposent sur des piliers en bois. A l'intérieur, le sol est en terre battue. L'eau vient de puits creusés dans le sol. Pour s'éclairer, pas d'électricité mais des lampes à pétrole. Après le travail des champs, pour passer le temps, les hommes fument des pipes à eau faites en bambou. Les femmes s'occupent de métiers à tisser. Quant aux enfants, rares sont ceux qui vont à l'école, ils s'initient au rude travail des champs dès leur plus jeune âge.
 
Après déjeuner, Thu nous a emmené jusqu'aux chutes d'eau de Dâu Dàng. 

 
 
 
 
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19:59 Écrit par yangly dans BA BÊ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2007

3EME JOUR : EN DIRECTION DE BA BE



Lundi 26 mars 2007
 : Direction Lao-Caï – Ba Bé
Aujourd’hui est et a été un jour mémorable. C’est l’anniversaire de Lolo, et nous allons vivre une périlleuse journée !! lol ! Nous pourrions l’intituler « nous étions sur la route toute cette sainte journée » ou « l’homme qui valait 3 millions de dongs »

En effet, nous reprenons la route pour nous rendre au Lac Ba Bê.

Ba Bê, Parc National, (superficie de 23.340 ha) est l’un des plus beaux sites naturels du nord-est  Vietnam. Une oasis de paix et de fraîcheur. Des monts calcaires, couverts de forêts luxuriantes, servent d’écrin naturel au lac Ba Bê (trois baies) large de 1km et long de 9 kms, situé à 145 m au dessus du niveau de la mer. On se croirait dans un Jura tropical. Plongés dans la brume ou découpés sur ciel bleu, ces sommets évoquent des montagnes ou plutôt des montagnettes. La végétation envahit tout, les arbres prenant racine jusqu’au bord de l’eau. Des lianes effilées et des racines noueuses dévorent en les enlaçant les ultimes rochers immergés. Deux îlots s’élèvent au milieu du lac, rétréci dans sa partie centrale. L’un deux rappelle la forme d’un cheval harnaché traversant un gué, d’où son nom An Mâ (îlot du cheval). Un endroit touristiquement sauvage et vierge. Hormis le minuscule et presque invisible village de Pac Ngoi et  les huttes discrètes de Ba Bê (rive sud) presque personne n’y vit. Aucune construction récente ne défigure cet écosystème  inchangé depuis des siècles.C’est vers ce petit coin de paradis que je vous emmène. Mais à quel prix …. ? Deux solutions s’offrent à nous :  1) rejoindre la ville de Lao Caï et reprendre le train pour Hanoi, puis Ba Bê. Le train ne repart que vers 17 H et arrivera à Hanoi à 3 H du mat ; il nous faudra trouver un hôtel et repartir qu’au lendemain : pas de temps à perdre, bien trop long !2) rejoindre la ville de Lao Caï (passage obligé) et trouver un taxi qui nous emmène directement à Ba Bê en passant par des routes transversales. Si, si, c’est possible, nous avons étudié la carte. Ca nous parait même plus proche, plus simple, et surtout moins long … enfin, c’est ce que nous pensions … nous optons pour cette seconde solution.C’est parti ! Un bus nous attend à notre hôtel de Sapa pour aller jusqu’à Lao Cai. Seulement voila, nous ne sommes pas nombreux et ici, on rentabilise à max. Il faut négocier le tarif, soit nous partons rapidement et nous payons le prix fort, soit nous attendons que le bus se remplisse et nous aurons un rabais. Bon, il fait beau, et puis nous ne sommes pas si pressés. Nous décidons de patienter. Nous faisons des dizaines de détours dans Sapa afin de recueillir un max de monde. L’heure, les minutes passent, et à midi passé, nous sommes toujours au point de départ. Notre patience à tout d’même des limites et le bus peine à se remplir. L’estomac dans les talons, nous demandons à partir, en y ajoutant un supplément. En route  pour Lao Cai. 1 H après, nous sommes sur la place de la gare. Nous entrons dans un petit resto pour déjeuner et trouver un taxi. Ce ne fut pas une mince affaire. On nous répond tout d’abord qu’il est impossible d’y aller en taxi, que la seule et unique solution est de reprendre le train pour Hanoi. Nous insistons fermement en leur indiquant notre trajet sur la carte. Ils sont surpris de notre entêtement à vouloir y aller en voiture. Aucun touriste ne leur avait encore demandé cela. Trop cher nous disent-ils. Et aucun taxi ne voudra nous emmener si loin (400 kms). On insiste encore et encore, tant et si bien qu’ils finissent par téléphoner à quelqu’un.  Alleluia ! l’homme en question au bout du fil accepte de nous y emmener mais le prix lui vaut bien le détour … tenez vous bien ! ….. 2 800 000 dong soit environ 150 €. Exorbitant pour l’économie d’ici, mais nous acceptons. Nous n’avions d’ailleurs pas d’autre alternative. L’hôtesse du restaurant nous assure qu’il connaît le chemin et qu’il parle un peu l’anglais. Celui-ci se prépare et vient nous chercher. Nous n’avons pas la somme d’argent sur nous, il nous faut aller à une banque. L’homme méfiant ne veut en emmener qu’un seul de nous 2. C’est donc moi qui l’accompagne, tandis que Lolo reste au resto. Je lui explique qu’il faut trouver une banque qui accepte la visa. Heureusement, nous trouvons une banque internationale où je peux faire le change. De retour au resto, nous chargeons les bagages dans le coffre et réglons la note. Nous voilà partis. Il est déjà 14 H passé. Notre taxi se prénomme Hanh, un homme plutôt « classe » par ici ainsi que sa voiture. Quelques mots échangés en vietnamien pour se présenter et très vite, nous constatons qu’il ne parle pas un mot d’anglais. A la sortie de la ville, il s’arrête chez un de ses amis censé nous accompagner pour le relayer sur la route. Cependant, ce dernier fait la sieste et n’est pas disposé à partir si précipitamment. Nous partons donc sans lui.  Le début du trajet se déroule plutôt bien malgré que notre homme n’est pas bien bavard. Nos dialogues en vietnamien s’avèrent difficiles. Nous traversons bientôt de magnifiques villages et peu à peu, de nouveaux et splendides paysages se déroulent sous nos yeux. Nous faisons quelques courtes haltes en cours de route pour se délasser et prendre quelques photos. Les kms défilent et la nuit commence à tomber. Sans compter que notre taxi a la pédale lente. Lol ! Le trajet nous semble à présent long et surtout  très monotone car notre homme est un « mur de silence ». Il est 20 H passé, et toujours sur la route. Il s’arrête tout d’même à une station service pour nous ramener quelques victuailles. A notre plus grand regret, nous devons nous contenter d’un simple morceau de pain (environ 1 demi baguette) sans rien dedans, quelques « chips » dégueu et de l’eau. Conscient de mon désarroi, Lolo me regarde d’un air de dire : « t’inquiètes pas ma chérie, on se fera un bon ptit repas en arrivant ». Ce ne fut qu’un rêve pardi … car on ne fut pas au bout de nos peines. Voilà que notre chauffeur commençait à s’égarer sur notre route, demandant son chemin à chaque carrefour, et les directions indiquées n’étant jamais les bonnes. Il tentait tant bien que mal de nous rassurer en nous disant qu’il ne nous restait plus beaucoup de kms, mais à vrai dire, ceux-ci se rallongeaient d’heure en heure.  Déjà bien 8 H que nous roulions et rien ne servait de se cacher la vérité, nous étions bel et bien perdus au milieu de nulle part. Le chauffeur nous agaçait sérieusement. Comme si cela n’était pas suffisant, voilà que tout à coup, il nous annonce qu’il est fatigué et qu’il veut s’endormir quelques minutes.  Il arrêta le moteur en plein milieu d’une route de campagne, baissa son siège, et s’assoupit instantanément.

Nous sortons de la voiture pour fumer une clope en attendant qu’il se repose. Il fait nuit, pas âme qui vive aux alentours, seul le coassement de grenouilles brisant le silence de la nuit. Quelques camions nous doublent en klaxonnant, ne dérangeant pas le moins du monde notre chauffeur dans un sommeil profond à en croire son ronflement. Nous sommes perplexes à l’idée d’arriver à bon port et mon Lolo ne décolère pas. Force est de constater que nous sommes bel et bien dans la galère ! Au bout de 20 mns, nous le réveillons pour repartir. Lolo lui propose de prendre le volant, ce qu’il accepte volontiers, mais à peine 1 km de parcouru, qu’il s’énerve après Lolo en vietnamien lui demandant de s’arrêter. Nous n’avons rien compris de ce qu’il disait. Il a repris le volant et nous avons continué de rouler jusqu’à la prochaine ville de Bàc Kan. Là, c’en était trop, il était minuit et demi et nous étions toujours perdu. On lui a demandé de stopper à un hôtel. Nous avions une faim de loup et étions crevés. Vu l’heure, le service était terminé ; le réceptionniste nous a vendu quelques gâteaux fourrés à la noix de coco et nous sommes montés dans notre chambre. Notre chauffeur s’est aussi logé à la même enseigne. Après une bonne douche, nous nous sommes endormis sans demander notre reste. Ce fut pour nous, la journée la plus périlleuse de tout notre voyage. Et il a fallu que ça tombe le jour des 40 ans de mon Lolo où on se faisait une joie de s’offrir un bon dîner en amoureux. Nous n’avions pas prévu un tel râté ! Joyeux anniversaire mon chéri (mdr). 

La suite … après une (bonne ??) nuit de sommeil …. 
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bouddhas rieurs
un sculpteur de racines sur Sapa
mhong
attention danger sur la route
circulation dangereuse
convoi exceptionnel
convoi exceptionnel (désolée pour le flou)
une vietnamienne courageuse
elle est bien courageuse
passage à niveau Lao Cai
passage à niveau à Lao Cai
pause avec le chauffeur
pause avec le chauffeur (grrr celui-là Mort de rire)
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paysages rencontrés sur notre route
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paysage3
sur la route
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Lolo et notre chauffeur
paysage de campagne
un village campagnard avec des maisons traditionnelles  : murs en torchis et toit en palmes séchées
un village
une paysanne vietnamienne
traversée en vélo
rizières
de belles rizières à l'horizontal
rizières2
rizières du paradis